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Histoire de l'école

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La Congrégation du Sacré-Coeur de Jésus, de Mons, fut fondée en 1814 par l'abbé Jean-Baptiste Deruesne, alors curé-doyen de Sainte-Waudru à Mons et chanoine honoraire de la cathédrale de Tournai.

Vers 1809,il réunit dans la "Maison du Saint- Esprit",rue de Houdain, douze petites filles pauvres, afin de les y faire instruire par des personnes pieuses. A ces premières internes, noyau de l'oeuvre dite "des enfants d'adoption", se joignent bientôt un grand nombre d'externes pauvres... Une classe est ouverte, et quelques jeunes filles de la ville rivalisent de zèle pour donner à ces enfants, avec l'instruction élémentaire, le moyen de pourvoir à leur subsistance.

                                             

 

 

  

 

Les difficultés financières ne manquent pas. Afin de réduire quelque peu la dépense qu'entraîne le soin des enfants, on loue, rue des Cinq Visages, une maison d'un prix moins élevé ; mais, vu l'exiguïté du local, on n'y demeure pas plus de dix mois et l'on doit revenir à la Maison du Saint-Esprit en juin 1813.

Le retour à la rue de Houdain n'est pas de longue durée : au commencement de 1814, les Alliés, vainqueurs de Napoléon, entrent à Mons et choisissent la maison pour y établir leur magasin à poudre. Il faut chercher un autre local.

On offre à l'abbé Deruesne le "Refuge de Saint-Ghislain" à condition de s'occuper de jeunes filles pauvres de la ville.

Ce bâtiment, situé rue Fétis, sera occupé plus tard par "L'Ecole moyenne des garçons ". Il est à noter qu'il est occupé aujourd'hui par l'école primaire de l'Athénée Royal.

L'installation de l'école a lieu le 25 mars 1814.

Depuis plusieurs années, l'abbé Deruesne nourrit le projet de fonder une Congrégation dont le but serait l'éducation de la jeunesse, et de placer son institution sous la garde du Sacré-Coeur dont elle porterait le nom.

Parmi les collaboratrices de la première heure, se trouve Mademoiselle Charlotte Harmignie. Se sentant attirée par la vie religieuse, elle partage ses aspirations avec le curé-doyen de Sainte-Waudru et avec sa tante, Florence Harmignie, ancienne religieuse d'un couvent de Valenciennes, que la Révolution avait sécularisée.

Le 14 juin 1814 , les deux "Dames" entrent dans la maison qui devient la leur ... La Congrégation du Sacré-Coeur est fondée.

Dès le mois d'octobre 1814, l'abbé Deruesne fait distribuer, dans la ville et les environs, des circulaires annonçant l'ouverture d'un pensionnat. Les demandes affluent. Il faut organiser à la hâte des appartements spéciaux, le rez-de-chaussée étant occupé par les pauvres.

La Congrégation naissante s'agrandit. Il faut noter l'entrée au noviciat de la huitième religieuse, Mademoiselle Thérèse-Nathalie du Bois, née à Mons, rue des Gades, en 1792. Elle fait profession en 1819 sous le nom de Mère" Marie-Thérèse".

 C'est elle que les archives désignent comme la "fondatrice" de la congrégation aux côtés de l'abbé Deruesne.

L'Institut du Sacré-Coeur en 1862

 

En 1823, à la mort de Mère Florence Harmignie, la Congrégation ayant été officiellement approuvée, Mère Marie-Thérèse du Bois est élue supérieure, charge qu'elle remplit jusqu'à sa mort en 1867. C'est elle qui, en majeure partie au moyen de ses revenus, a fait construire le magnifique établissement du Sacré-Coeur que la ville de Mons compte parmi ses plus vastes édifices. La première pierre est posée, avec faste, le 31 mai 1859. La construction durera trois ans.

 

Enfin, le 1er octobre 1862, les trente-six religieuses que compte la Congrégation prennent possession du bâtiment. Le 8 octobre de la même année, s'ouvre le pensionnat.

Jeux de croquet dans la cour intérieure.

En 1822, une succursale, pensionnat et externat, est établie à Binche. Vers 1890, l'oeuvre des enfants d'adoption se fond dans l'annexion de l'Institut fondé à cette époque par une dame charitable de Mons, madame Gaspar Demoulin, et connu sous le nom de "Institut Sainte-Julie", rue d'Havré. Ce bâtiment est occupé actuellement par l'Ecole d'Architecture, tandis que la chapelle du couvent héberge des expositions.

L'Institut Sainte-Julie, plus éloigné de la gare, servira de refuge aux religieuses et aux pensionnaires lors des bombardements de la première et la deuxième guerres mondiales.

En 1892 et en 1905, deux écoles primaires sont ouvertes à Nimy et à Mons (Faubourg Saint-Lazare). Les Montois les appellent communément "Le Petit Sacré-Coeur".

Pensionnaires dans le jardin (1912) Mère Marie-Clémence et ses pensionnaires (1919)

Si la guerre 1914-1918 a laissé peu de traces visibles, il n'en est pas de même de la période 1940-1945.

Le 14 mai 1940, une bombe allemande tombe sur une aile du bâtiment, tuant quatre religieuses dont la Supérieure Générale, Mère Marie-Alphonse Harmegnie, arrière petite-nièce des deux premières religieuses.

Résultat du bombardement                             Mère Marie-Alphone Harmignie

En 1945, le bâtiment est réquisitionné par l'Ecole de Gendarmerie. Le pensionnat, à peine revenu de son "exil" à l'Institut Sainte-Julie, plie bagages pour refaire le chemin en sens inverse.

Les années suivantes sont laborieuses ; il faut songer à reconstruire pour retrouver un pensionnat florissant.

Comme le nombre de religieuses diminue, la Congrégation des Filles du Sacré-Coeur fusionne avec la Congrégation des Filles de Marie (Paridaens) de Louvain, en 1955. La fondatrice, Cicercule Paridaens, est née à Mons, à l'ombre de l'église Sainte-Elisabeth, vingt ans avant la Révolution Française.

Fête de gymnastique de l'école primaire (1963)L'école primaire, privée jusqu'alors, devient "adoptable" en 1957 et "adoptée" en 1958 grâce au transfert de l'Ecole paroissiale Sainte-Waudru, de la rue d'Egmont à la rue "Ferrer" (actuellement "des Dominicains"), sous la direction de mademoiselle Augusta Jauniaux. En 1971, elle sera remplacée à ce poste par madame Arlette Abrassart-Decant. L'école maternelle était dirigée par madame Lucia Leleux.Madame Abrassart avec sa classe de 4ème année

 

 

 

 

En 1959, L'Institut du Sacré-Coeur ouvre une Ecole Normale Primaire pour la formation de futures institutrices sous la direction de Soeur Marie-Vianney. De ce fait, l' école primaire devient "Ecole primaire d'application" (appellation devenue officielle en 1964).

 

Fête de gymnastique de l'Ecole Normale sous la direction de Monsieur Bierlaire (mai 1964)

Ensemble avec ballons La directrice : Soeur Marie-Vianney et Mademoiselle Vanderauwera, professeur de Sciences Danses Portugaises

Prestation musicale sous la direction de Monsieur Tournay

 

Les locaux réservés à l'école primaire devenant trop exigus, une construction s'impose.

L'inauguration des nouveaux bâtiments, situés à la rue des Gaillers a lieu avec un certain faste le 31 mai 1964.

Le bâtiment de la rue des Gaillets (1964) Inauguration en grand uniforme

Il faut attendre 1980 pour accueillir les premiers garçons à l'école primaire.

En 1988, Madame Colinia-Van De Velde reprend la direction des écoles primaire et maternelle.

 Madame Colinia-Van De Velde

L'année 1995 voit un nouvelle extension à la rue des Compagnons avec l'aménagement de deux classes maternelles, grâce à l'achat de la "Maison Plaitin".

Madame Madeleine et ses élèves de 3ème maternelle

Après avoir lu cette rétrospective, dites-vous que l'oeuvre de l'éducation est une tâche ardue et mouvementée qui s'adapte aux besoins de son temps grâce à l' engagement et à la détermination de ses enseignants.


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